arbustes du jardin de La Rose Verte

les oiseaux du jardin

mardi 20 mai 2014

Si, si, c'est encore moi!

Depuis quelques mois, ce blog est endormi... sans doute parce que je suis moi, bien réveillée et très occupée un peu partout ailleurs. Mais j'ai trop envie d'y réécrire ces jours-ci. Il y a beaucoup de changement au jardin.
La roue tourne, le temps passe.
je vieillis, mais si, même moi, c'est incroyable hein, alors que j'avais toujours cru que cela n'arrivait qu'aux autres. Arriverai-je à faire de ce terrain , ce dont j'avais rêvé ?  Rien n'est moins sûr!
Je ne suis pas du genre à me lamenter.
Je fais donc en catastrophe, ce que je peux, quand je le peux et j'essaie d'aboutir au moins quelques espaces, les plus avancés justement.
Mon jardin est à la fois public pour une très petite part et privé pour la plus grande... la trop grande !
J'ai donc attaqué de front et bille en tête mais avec beaucoup de prudence, un rien de circonspection et de nombreuses pauses, la Cour d'accueil. C'est là que les clients du local commercial adjacent circulent, c'est là qu'il ne reste que du travail d'entretien mais la surface est grande pour mes petits moyens;
Cette parcelle donne pratiquement sur la rue en liaison avec les gradins communaux que je gère aussi... plus sportifs ceux là et encore plus avancés, je viens d'y planter deux petites boutures du rosier 'Fraise des  Bois', merci à mon amie catalane qui m'a permis de les réaliser.
Quatre à cinq fois par an, il faut reprendre les potées d'annuelles ou plus souvent de vivaces en transit . la plupart sont groupées sous le Porche d'entrée et sous la fenêtre adjacente, mais je gère aussi deux ou trois rocailles, deux longues plate-bandes, et quelques haies variées tout autour.
Il y a du désherbage à y faire à longueur d'années , de la taille et bien sûr , un petit lot de rosiers à chouchouner; de ceux-là, il y en partout... ce sera la dernière passion de ma vie qui en aura compté énormément!
Quelques photos pour conclure avant d'y retourner...
 Le Porche a l'avantage d'être à mi -ombre, j'y ai installé un micro éco-système au fil des années, dans le lierre qui rampe et se faufile partout, vit toute une micro-faune jusqu'à une grenouille dont les bonds imprévus me font régulièrement sursauter.

 A gauche du Porche , le Carré aux Camelias, face au nord et la tramontane, cerné sur deux côtés par des cyprès de Leyland que je n'ai pas plantés et suis tenue de garder... il y en a aussi dans la cour, on se tolère mutuellement et j'essaie d'y faire grimper des rosiers lianes qui sont encore très petits comme Treasure Trove par exemple

 et 'Guirlande Fleurie'

Dans les rocailles, quelques floraisons et la grande potée annuelle qui marque l'entrée. 




D'un peu plus près le Porche, même principe en fait, des pots insérés dans un environnement le plus naturel possible 
J'ai oublié de vous parler des potées installées directement sous les cyprès... et d'un des rosiers 'Pur Caprice' qui m'en a faits comme annoncé mais va mieux ce printemps! 


Lorsque l'on entre par le petit portillon ouvert toutes les après-midis de la semaine, ce que l'on voit d'abord c'est le Triangle aux rosiers mais peu de visiteurs osent aller voir de plus près, comme le Carré aux Camelias, il fait partie du jardin privé et paraît beaucoup mieux qu'il n'est !
De tout ce que j'ai planté ces trois jours derniers, c'est je crois ce petit géranium odorant que je préfère, émouvant et léger et pourtant très résistant. 
 Vous voyez, contre tramontane, douleurs et chagrins, je suis là , je suis toujours là... encore un peu, peut-être, au Jardin de La Rose verte. 



jeudi 13 février 2014

Janvier 2014 à La Rose Verte

Il était temps n'est-ce pas de s'y remettre mais je ne savais quelle porte prendre, 2014 est l'année des doux chambardements, je suis toujours au jardin mais pas de la même façon.
C'est Marie-Noëlle qui a su m'entraîner dans son propre jardin , et me proposer de l'y suivre pour admirer ses tableaux d'ambiance de janvier.
Tous les jardins savent se parer l'hiver, chacun à sa manière.
J'avais peu de temps et je n'ai pas élaboré de stratégie.J'ai rapporté du jardin ce qui attirait mon regard , retourné un tapis de table et sur ce fond écru, disposé mes trouvailles.
La lumière était capricieuse, ce sont des clichés pris en intérieur mais en simple lumière solaire. La seule règle du jeu a été de ne pas retirer les débris des 'tableaux' précédents, j'ai réalisé tout très vite, sans trop réfléchir;
Par contre, j'ai beaucoup retouché mes photos et j'ai tenté ainsi de transcrire au plus près les impressions très datées de ce mois de janvier qui venait de s'achever trois jours auparavant.


Dès les clichés terminés j'ai glissé dans une tasse, les quelques fleurs rapportées. Je ne cueille que très rarement les fleurs du jardin, c'est inutile, la frontière entre le jardin et la maison est si ténue, leur vie en est prolongée.
Le jardin reste très lumineux en janvier, nous avons planté beaucoup de persistants et de ceux qui savent jouer avec le soleil.

Les couleurs vives sont encore très présentes, les rouges, les jaunes, j'ai privilégié aussi la diversité des formes et des textures.
 En attendant les premiers bulbes, j'insère des annuelles qui souvent s'installent jusqu'à la fin du printemps, pour le parfum aussi dès que la température monte. Nous avons eu jusqu'à 18 ° ce mois-ci.

Le Lonicera fragantissima : la couleur un peu forcée ici, essaie de suggérer son parfum si sucré et chaleureux.
 J'aime les camaieux de mauves, surtout en hiver, qui adoucissent et équilibrent les sensations visuelles, l'air est pur et vif mais chargé de la sensualité du parfum des violas.
 L'Ajania  ou chysanthème du Pacifique est beau en toutes saisons, il est reparti de la souche depuis longtemps mais je ne couperai que très tard ses branches demi-sèches, les insectes s'y nichent, la lumière s'y enroule, les feuilles craquent sous la main quand du doigt on questionne le velours de leur revers.
                                    Je me suis amusée un peu en tentant de partager ce que j'en aime le plus, le relief et tous les dégradés de couleurs qu'il engendre, comme sur du métal repoussé.

Vous l'aurez compris, j'aime l'hiver au jardin!









samedi 23 novembre 2013

Automne et remerciements 1

Automne, on y est, c'est un moment que je n'aime pas...même ici. Pluie, vent , faible luminosité, rien à ajouter. Et on va vers le pire!
Il ne faudrait pas croire que je suis triste, je suis très satisfaite du jardin cet automne. Il a pris un tournant, acquis enfin une certaine maturité. Les arbres plantés il y a une dizaine d'années commencent à montrer qui ils sont
et ce qu'ils vont devenir, les perspectives émergent, les massifs et les plate-bandes se placent d'eux-mêmes; Il me suffira de les aboutir ce printemps. Il manque quelques arbustes, quelques rosiers mais l'essentiel de la structure est en place. Je feuillette des livres sur les vivaces et leurs associations. Je trie les graines d'annuelles. le printemps 2014 est déjà dans ma tête.
Soyons sérieux, revenons à l'automne, j'en ai déjà quelques souvenirs et des promesses aussi pour les jours, les semaines qui nous viennent.







Je devrais écrire plus souvent pour en parler mais il y a tant de façons de partager son jardin!
D'ailleurs à ce propos,je me lance enfin dans les remerciements.
Ce jardin je ne l'ai pas créé seule, il était déjà bien engagé quand je l'ai découvert et lors des premières années, j'y étais très entourée, sporadiquement ou de façon régulière. Ceux de ma famille et nombre de mes amis, y ont apporté leur contribution. Je ne parle pas de cadeaux , pas d'ajouts à la cohorte de végétaux qui règnent en si peu d'espace finalement mais de l'apport physique, moral de ceux que le jardin a interpellés, qui s'y sont laissés prendre, qui y ont mis leur grain de sel...en le rendant si goûteux.
Je pourrais les remercier conjointement dans un grand élan affectueux, une grande embrassade collective mais cela ne correspondrait pas du tout à la réalité. Certains se connaissent , d'autres non, certains y sont restés quelques heures, d'autres des semaines, ou des années, certains y sont juste passés et d'autres n'y ont même jamais mis les pieds.
Ceux qui forment ce groupe hétéroclite n'ont souvent en commun que très peu de choses mais ce qui les fédère c'est toujours la complicité qu'ils ont établi chacun à leur manière avec ce jardin, de loin ou de près et l'estime que je leur porte, toujours, l'amitié que nous échangeons parfois, jusqu'à l'affection  ou même l'amour qui nous relie!
Je vois défiler des visages, je retrouve des images, des mots, des gestes, des bruits, des parfums. Je ne citerai pas tout le monde, certains sont bien trop modestes ou mystérieux tout comme moi mais ils se reconnaîtront!
Par lesquels commencer, les très proches, les simples fournisseurs d'une plante par ci par là...l'ordre chronologique d'intervention me guidera-t-il ? Non, il n'y a pas de préséance, chacun m'est important, le jardin de La Rose Verte ne serait pas ce qu'il est s'il ne manquait même qu'un seul d'entre eux. Par catégorie? Oh, ce n'est pas ainsi que je vois le monde autour de moi...il est des pépiniéristes que je vais citer qui sont aussi mes amis! Ce sont des femmes, des hommes que je respecte infiniment quelle que soit le type de relations que j'établis avec eux et qui est toujours complexe...hors catégorie justement!
Alors comment faire ? peut-être comme le jardin s'est construit.. fortuitement, par association d'idées ? et par qui commencer?  peut-être par un de ceux qui farouche n'aimerait pas que je le cite notoirement, parce qu'il n'est pas si simple d'évoluer paisiblement dans le monde de ceux qui font et défont les jardins. Si les jardins apportent très souvent de la sérénité, ce sont des lieux de passion et donc forcément de confrontations et parfois même d'affrontements.

La tramontane souffle très fort aujourd'hui, de longues respirations, brusquement interrompues, des pulsations, des cahots... d'imprévisibles retours, d'inquiétants silences. La Catalogne respire au rythme de ce vent, de celle que l'on hait lorsqu'elle souffle trop longtemps, de celle qu'on espère aux soirs des jours brûlants d'été.

La tramontane m'évoque ce matin un de ceux qui a donné beaucoup d'énergie au jardin. De l'énergie physique d'abord, j'étais perpétuellement essoufflée lorsque nous travaillions ensemble et une autre énergie, plus subtile, moins discernable qui m'a poussée peu à peu et malgré mes réticences à laisser l'exotisme pénétrer au jardin. Cet homme là, rêve de forêts vierges, d'orchidées dans les frondaisons, de feuilles géantes sous la rosée, de passiflores aux couleurs et aux formes envoûtantes, d'hibiscus bien plus hauts que moi mais pas autant que là où il met perpétuellement la barre. Oh, pour lui d'abord, bien sûr, mais pour les autres aussi...et ils ne suivent pas toujours et je lui ai souvent fait défaut...je n'ai pas tant d'ambition, mon désir n'est pas si fort, la très active que je suis, semble paresser perpétuellement près de lui. Mais nous sommes amis, de ceux qui s'étreignent farouchement alors qu'ils ne sont jamais quittés que de quelques mois. Nous nous ressemblons, par notre volonté de créer, de nous dépasser, par notre obstination aussi et par cette ombrageuse nature que je maîtrise bien plus facilement qu'il ne le tente. Beaucoup des végétaux du jardin viennent de ses boutures, de ses dons, de ses cadeaux, de ses coups de coeur : il est si infiniment, si excessivement généreux dans tous les sens du terme. Merci serait bien trop peu dire... le reste, je lui ai dit ou il le sait sans avoir à dire quoi que ce soit. Sans lui, le jardin n'aurait pas ses brusques tentatives d'explosion végétale, ses dérives tropicales, il n'y aurait pas non plus ce rosier rouge feu, bourré d'aiguillons, pourpre jusqu'à son bois, qui fleurit dès tôt le printemps jusqu'à maintenant encore... et qui lui ressemble tant!







En voici deux autres, boutures de son jardin pourtant... et si différents!  



   
  

dimanche 10 novembre 2013

Piègée

Trois semaines sans écrire ici et cela aurait pu durer encore longtemps... Mais voilà que Nancy  ma tendre amie vient de me pousser dans mes retranchements...j'avais évité in extremis l'invitation de David...mais le tag m'a rattrapée !
Bon je pourrais me défiler, dans le genre :
1) se décrire en trois mots: ...un seul suffit... secrète et bonsoir tout le monde mais ce n'est pas vrai et puis ce n'est pas du jeu..ou je réponds ou je ne réponds pas ...et puis ce n'est pas gentil pour Nancy et j'ai envie d'être gentille avec elle!

J'y vais donc mais à reculons et bien décidée par contre à m'amuser un peu! Parce que les concessions, ce n'est pas vraiment mon truc!

1) Se décrire en trois mots:

Là, ça relève du pur exercice de style parce qu'il me faudrait au moins une centaine de lignes pour commencer à me décrire! A qui croyez-vous donc parler!? Je plaisante bien sûr, compliquée, prétentieuse, oui un peu mais pas tant...

Du coup, j'ai lancé la balle à quelqu'un qui me connaît bien et je corrobore:
       
 Volontaire-- Imaginative-- Exigeante

2) Mon parfum:

Eh bien je ne sais pas puisqu'il parait que l'on ne peut se sentir soi même... De l'avis général , c'est assez agréable ! Pour en arriver là, hormis une orgie régulière de produit douche, j'utilise depuis une quinzaine d'années

J'adore toutes les fragances, celles du jardin, de la nature, certaines de leurs combinaisons me plaisent d'autres moins mais je n'envisage pas de vivre sans une touche de parfum derrière l'oreille (la gauche, celle du coeur), au creux du cou et sur la nuque. Cela a commencé bébé à l'eau de Cologne et cela ne changera jamais. Pourquoi  'Dune' ? Simplement, j'ai trouvé mon parfum et c'est pour la vie. Son créateur le décrit parfaitement:


Véritable paysage olfactif entre ciel et mer.
Dune célèbre l'harmonie vibrante d'un bouquet de fleurs ambrées et de la fraîcheur océanique. Un parfum à la sensualité enveloppante à la fois subtil et rayonnant, évocateur d'infini et de sérénité, inspiré d'une parfaite fusion avec la nature.

Pas besoin d'en dire plus, sans lui, je ne suis plus tout à fait moi! Bon , je ne déteste pas lui faire des infidélités, nombreuses mais occasionnelles, en ce moment pour éloigner l'automne que je n'aime pas trop, je porte une petite eau de toilette au muguet...juste pour rire!

3) Depuis que je sais lire, je dévore des yeux tout ce qui me tombe sous la main! Je ne pourrais pas vivre sans lire, je lis toutes sortes de livres, des grands classiques, aux romans à la mode, des bouquins de jardinage aux documentaires sur toutes sortes de sujets. Je lis très vite, j'ai acquis la lecture en diagonale depuis belle lurette, je peux lire un livre en deux heures et le relire pendant deux mois ou toute ma vie. Le dernier roman qui m'ait interpellée:

         


Je l'ai lu en français ( Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) et je vais surement recommencer en anglais pour être sure de ne passer à côté de rien. C'est un livre très riche avec toutes sortes d'entrées possibles, écrit dans une langue fluide et simple. Un régal littéraire et de très belles idées qui passent où s'élaborent lentement dans la tête d'une petite fille.

4) Le cinéma, mon film préféré ?

De cinéphile à outrance, trois films par semaine lorsque ma belle jeunesse hantait le quartier latin, je suis passée à deux trois films par an... je ne saurais trop dire pourquoi. J'aime toujours me faire une toile... mais ma vie est trop bien remplie!
Un des films que j'aime, un parmi beaucoup d'autres



Pour la beauté des paysages et celle, intérieure, des personnages.

5) Mes enfants ?

Deux, le choix du roi ! Petits bonheurs et grands moments, j'aime à les voir voguer de leurs propres ailes dans le ciel libre.

6) La blogosphère:

 Même réponse que la plupart: le plaisir du partage, de la rencontre qui devient parfois réelle, de l'amitié donnée et reçue. J'apprends beaucoup aussi dans le domaine horticole. Reste un autre plaisir et pas le moindre celui, d'écrire!.. Sans cela aussi, je ne suis plus tout à fait moi.

7) Mon objet favori?

Je me défie des objets même si je les utilise, je crois que de tous je pourrais me passer. Pourtant j'aime utiliser mon ordinateur ou mon appareil photo et que dire des livres ou d'un simple crayon. Mais ils ne sont jamais pour moi que des moyens plus ou moins commodes pour rencontrer et échanger, c'est le vivant qui m'est indispensable.

8) La gourmandise ?
J'aime le bon vin et la bonne cuisine mais mon petit péché mignon est d'exister et de vivre aussi fort que possible, sous toutes ses formes et dans tous les domaines, je suis gourmande de tout en fait!

9) La chose la plus folle que j'aimerais faire?

Pas de réponse, vraiment rien, je réalise mes rêves tous les jours et ils sont assez raisonnables. Si j'avais des rêves fous, je les aurais réalisés aussi!

10) Mon style vestimentaire?

Eh bien comme dans tous les autres domaines, je suis très très éclectique, cela dépend de la situation, très classe ou très décontractée mais dans les deux cas, je rajouterai souvent un accessoire un peu décalé, émouvant, provocant, un clin d'oeil. Je ne porte jamais de vêtements ajustés, il faut qu'ils se fassent oublier.
Ah si, je m'enroule toujours dans quelque chose, une écharpe, un foulard, une étole!

Enfin, vous avez bien compris que ce qui m'importe le plus c'est la liberté et la différence, pour moi comme pour les autres.

Oui, c'est vrai, je me suis très peu dévoilée, dissimulatrice dirons les uns, mystérieuse penserons les autres.



    
Bon, j'ai l'impression qu'elle est passée au travers des mailles du filet alors je vais donner la parole du moins si elle accepte d'être taguée à Françoise dont je viens de découvrir le jardin .

mardi 15 octobre 2013

Echanges

Echanges de place, de lumière, de voisinage, certains rosiers sont en partance, comme parfois à l'automne mais cette année surtout. 2014 sera celle des aboutissements. Si je déplace des rosiers , c'est que d'autres, les derniers , arrivent bientôt. Ceux là ont été choisis avec soin, après bien des hésitations, en fonction de biens de critères, mais j'y reviendrai un autre soir.
Le sol est encore souple, deux semaines après des pluies importantes, mais pas suffisantes, nous attendons sans trop d'impatience les grandes pluies d'automne et profitons de notre cinquième saison; celle des aubes tardives, des petits matins frais, des après-midi douces sous un tendre soleil qui magnifie les graminées.
D'ailleurs , je viens d'en transplanter une...pour faire une place à  'Buff Beauty' qui s'étiole au pied de la haie devenue si large.
J'ai commencé par extirper avec précaution quelques rejets de 'Thérèse Bugnet' le grand rugosa placé bien trop près d'un olivier. Il n'est allé que quelques mètres plus loin mais se dore en plein soleil, je vous montrerai bientôt son beau bronzage automnal. Mais revenons à la graminée, c'est une Anementhele lessoniana, je la croyais morte, jusqu'à ces derniers jours mais ai découvert rassurée, que son feuillage prenait de belles couleurs rousses, une graminée dont le feuillage évolue en cette saison est forcément vivante.
Elle a vilain visage, je vous la montrerai quand elle ira un peu mieux, avec ses voisins. C'est qu'elle est en famille: stipa, carex, avoine bleue, muhlenbergia et j'en oublie, une petite haie sinueuse devant la fosse qui contient sévèrement les bambous, avec eux, il ne faut pas plaisanter!
 J'ai d'abord désherbé soigneusement en évitant d'ébouler le bord de la fosse, d'un bout discret de binette. J'ai retiré de tout comme d'habitude, gravats, cailloux, chiendent, pissenlits, une petite plaque de prairie quoi!
A genoux, j'ai pu observer une grosse fourmi noire, très luisante, aussi longue qu'un de mes ongles que je n'ai pas petits et j'ai posé doucement à l'ombre des bambous un gros ver de terre...ils sont si nombreux mais si précieux. Ma protégée n'avait qu'une toute petite motte de racines mais bien sûr, j'ai creusé un trou trois fois plus grand, incontournable précaution si je veux qu'elle aie une chance de s'implanter convenablement.
La terre meuble s'émiettait bien, cela a été vite fait. Un peu d'apport organique au fond du trou et la belle a été plantée de nouveau...elle a traversé toute la largeur du jardin , d'est en ouest, la voici en ubac en quelque sorte, adieu le soleil de l'après-midi. Elle ne l'apprécie guère il me semble, c'est un tueur ici...même les hommes raisonnables l'évitent!
En me retournant pour ramasser tous les outils dispersés, je me suis retrouvée nez à nez, avec une passiflore 'Purple Haze', bonne rencontre: son parfum pour être discret à la tombée du jour, n'en était pas moins exquis! promis, je ferai une photo demain , la dernière date de l'été 2012...
Sous mes doigts pressés, toute une multitude de minuscules fourmis rouges, il faudra un jour que j'essaie de savoir exactement combien d'espèces de fourmis accueille le jardin!
L'indispensable arrosoir d'eau fraîche et voilà, une bonne chose de faite.



J'ai eu une tendre pensée pour le rosier Anisade , petite tâche claire dans la lumière crépusculaire et me suis félicitée d'avoir photographié juste à temps, son altier compagnon, le Miscanthus 'Cabaret'.



Un seau à chaque main, outils et déchets, je suis redescendue vers la maison et j'ai posé le tout pour pouvoir caresser à loisir, les douces têtes du papyrus du Nil. Je ne peux m'en empêcher.
Je vais bientôt devoir en rentrer un éclat hors gel, je ne supporte même pas l'idée de pouvoir le perdre. Si la souche passe l'hiver, cet éclat là fera deux heureux parmi mes amis; agréable pensée avant de me mettre au chaud.



Une journée s'achève au jardin de La Rose Verte, merci de m'avoir accompagnée!  

dimanche 13 octobre 2013

Où étais-je ?

J'ai négligé ce blog depuis de longs jours, où étais-je...? Je ne sais trop...peut-être un peu dans les choux?? Non,  dans les roses peut-être comme toujours!
Cet automne me voit achever notre collection de rosiers, plus de place et surtout , une grande envie de passer à autre chose. J'aime construire un jardin mais plus encore m'en occuper tranquillement, m'arranger pour que toutes mes plantes s'y trouvent bien, terminer soigneusement tout ce qui est commencé et il y a beaucoup à faire.
Avant de venir de nouveau vous raconter ma vie quotidienne au jardin, je vais justement aboutir cet article sur les hibiscus. Ils ne sont plus du tout au coeur de mes activités puisque entièrement défleuris, j'ai même récolté les graines.
J'attendais que l'Hibiscus taiwanensis se décide à fleurir mais il boude, il est en boutons mais il prend ombrage de la fraîcheur des nuits d'octobre. Il est de même pour l'un des hedychiums , l'automne est venu vite cette année et avec lui l'époque des commandes de rosiers! Mais voilà que je m'égare à nouveau!
Donc rétrospective des floraisons des hibiscus herbacés rustiques qui m'ont plongée dans un total ravissement tout l'été. Cependant l'un d'entre eux n'a fait que des feuilles, c'est comme cela parfois la première année de plantation. Pour la splendeur, il faut savoir patienter!


 Planté à l'automne 2012, l'Hibiscus 'Summer Storm' ne m'a pas du tout déçue mais il fera encore beaucoup mieux l'été prochain.
Le 'Kopper King' lui, a deux ans de plantation, on voit la différence, beaucoup plus de fleurs et de meilleure tenue.

Tous les deux ont un feuillage pourpre mais sensiblement différent. Vous pouvez noter l'état déplorable de la prairie en arrière plan. Cinq semaines de rang à plus de 30° et sans pluie. A présent elle est redevenue toute verte, le chiendent se remet vite, je ne m'en fais plus!
Pour un peu j'aurais oublié l'Hibiscus coccineus, il est là depuis si longtemps. Il a fleurit un peu tard car je l'avais déplacé, sa souche est si grosse, qu'il lui fallait plus d'espace. Un des rares inconvénients de ces hibiscus, il faut leur donner de la place.
On termine par l'incontestable vedette qui a soutenu plus d'un mois de floraison, le merveilleux, l'indicible 'Sweet Caroline'.
De face,

de profil sur fond de papyrus,

et en pied!
 Il lui a bien fallu quatre ans pour prendre cette ampleur...sans être nourri, (c'est prévu pour l'été prochain),  seulement copieusement abreuvé mais cela est la condition sine qua non de la culture de ce type d'hibiscus. Beaucoup d'eau, régulièrement...Dans ce massif, je ne compte pas...c'est que je les aime tant!

NB: je viens de m'apercevoir que bien que je n'aie  posté aucun article depuis plus d'un mois, vous avez continué à venir me lire fidèlement...merci à vous tous, cela m'encourage à continuer!

mercredi 4 septembre 2013

Malvacées

Une fois n'est pas coutume, comme promis, je vous parle aujourd'hui de mes hibiscus herbacés rustiques.
Des cousins de la même famille , les malvacées, j'en ai quelques autres. Ce sont des plantes faciles à vivre qui d'ailleurs étaient déjà présentes sur le terrain au stade sauvage, des mauves sylvestres à foison!
Il suffit d'arpenter les collines avoisinantes pour croiser parfois la mauve musquée, déjà plus élégante à mon goût!

 Je me suis d'ailleurs laissée aller à l'envie d'en insérer au jardin la variété blanche dont les feuilles sont tout aussi délicates que les fleurs.

                                           

Qui n'a pas aussi de roses trémières en son jardin? Eh bien, l'Alcea rosea ne pousse guère chez nous, trop de vent, pas assez d'eau et cette rouille qui affecte inéluctablement les feuilles  ne me tente pas trop. Je viens de découvrir qu'il en existe des naines, je vais peut-être changer d'avis.

Sinon, j'ai été longtemps séduite par les Hibiscus sinensis que l'on appelle aussi Rose de Chine et qui malheureusement craignent le gel. L'un d'entre eux a hiverné dans ma cuisine très lumineuse durant plusieurs hivers mais n'a pas survécu. C'est sur tige que je les préfère, ils sont si spectaculaires!


Il nous a enchanté tout un été et je ne me suis pas résolue à prendre le risque de le perdre durant l'hiver, je l'ai confié à un ami possédant une serre froide...quelle taille doit-il avoir à présent!
Certains sont beaucoup plus tolérants au froid comme le lavatère arbustif ou les althéas qui poussent aussi au jardin mais que je vous présenterai une autre fois....je n'ai pas pu choisir une unique variété et en ai planté une petite haie pour tenir compagnie au 'White Chiffon' qui a toute une histoire! J'en ai tant à raconter!
Ce soir, je devais vous parler de mes hibiscus herbacés rustiques, ils sont originaires d'Amérique du Nord ou parfois de Chine, moscheutos, coccineus, taiwanensis ou mutabilis (j'attends ses premières fleurs pour le savoir!). Ils sont rustiques jusqu'à -10° ou -15° et ont la particularité de repartir de la souche au printemps.
Ils aiment la chaleur et sont gourmands en eau mais le valent bien!
Or voilà qu'il se fait tard , je crois que je vais vous faire patienter jusqu'à demain... A bientôt!